الأحد، أغسطس 10، 2008

Déclaration du Parti du congrès populaire Mauritanien


Lors de sa réunion extraordinaire, le comité exécutif du parti du Congrès Populaire Mauritanien s’est déclarée satisfait de la déposition de l’ex président et souhaiterait que le retour à un régime civil qui cette fois-ci ne devra pas reproduire la même situation de léthargie créée par ould Cheikh Abdellahi.
Le comité a aussi demandé aux militaires de céder le plus tôt possible le pouvoir aux civils et de mettre des gardes fous aussi bien devant les déviations du président que de l’armée.


Déclaration


Mercredi 06 août 2008, un groupe de hauts officiers de l’armée nationale avait déposé l’ex président Sidi ould Cheikh Abdellahi.
La rumeur qui circulait pendant les derniers mois de son pouvoir faisait état d’une probable démission ou même déposition. C’est ce que vraisemblablement pensait ou même souhaitait la majorité des citoyens.
Si bien que le président déchu fusse le premier président élu démocratiquement suite à un processus qui, pour la 1ère fois n’a pas été entaché d’irrégularités, nous pensons comme beaucoup de Mauritaniens que la situation du pays n’a jamais été aussi déplorable qu’elle ne l’a été sous son règne :

A) sur le plan social et économique :

- Plusieurs problèmes et questions d’ordre national et d’importance capitale ont été évoqué et solutionné dans la foulée par des concertations formelles et peu sérieuses.
- Tarissement du trésor public
- Montée vertigineuse des prix des denrées de première nécessité.
- Pour la 1ère fois du sang innocent et étranger s’est coulé sur notre territoire.
- Apparition solennelle des courants intégristes et jihadistes défiant la modération de l’Islam
- Tarissement des sources du pétrole
- Disparition de l’un des symboles de la souveraineté nationale : Air Mauritanie
- Mise en vente avortée du pilier principal de l’économie nationale : SNIM
- Dépense pour détournement de sommes faramineuses dans de faux programmes d’urgence.

B) sur le plan social politique :

- Le président déchu avait tourné le dos à sa majorité qui l’a amené au pouvoir
- Le président déchu avait scindé sa majorité en soutenant la création d’un parti-Etat.
- La marginalisation d’une grande partie de sa majorité parlementaire et politique.
- Le maintien d’un premier ministre connu par sa mal gestion et son inexpérience et incompétence politique.
- Déviation de la ligne politique générale modérée en adoptant des visions sectaires et transcendant la réalité du pays
- Menaces incessantes de rejeter la volonté du peuple en dissolvant le parlement
- Tarissement du trésor public par des voyages marathoniens sans aucune utilité pour la Mauritanie
- Couverture matérielle et morale de la présidente de la fondation KB qui n’est autre que sa propre femme
- Nomination dans une première du genre des membres de sa propre famille
- Révocation spectaculaire des chefs d’états major de l’armée et de la sécurité. Ce qui pouvait engendrer des conséquences néfastes à l’ordre et à la sécurité du pays.

Pour toutes les raisons citées là-haut, le comité exécutif du parti du Congrès populaire Mauritanien décide de :

1- S’opposer par tous les moyens légaux au retour de l’ex président Sidi ould cheikh Abdellahi
2- Soutenir le mouvement du 06 août 2008 dans le but de participer au redressement des institutions démocratiques et de l’esprit de l’équité et de l’égalité
3- Amendement de la constitution afin de limiter les grandes décisions du président par l’accord du parlement
4- Mettre des gardes fous aussi bien devant les déviations du président que de l’armée.

4- Organisation des élections générales présidentielles, législatives et municipales dans les meilleurs délais.
5- Eloigner l’institution de l’armée des querelles et clivages politiques pour garantir sa protection et sa neutralité vis-à-vis de l’ensemble des acteurs politiques
6- Instituer un système très avancé de bonne gouvernance
7- Soutenir les institutions de la société civile : partis politique, associations et presses ….pour qu’elles puissent jouer son rôle convenablement

Nouakchott, le vendredi 08 Août 2008


Pour le comité exécutif
Mohamedou ould Boydiye